Panne un jour, débrouille toujours
En voyage, que tu sois en bateau, en van ou en pleine nature, les pannes ne préviennent jamais (et arrivent toujours au mauvais moment).
Avoir les bons outils à bord, c’est plus qu’une question de confort : c’est une question de survie… ou du moins de tranquillité.
Hey toi, le roi de la bricole (ou presque) !
Tu le sais, quand tu vis en bateau ou en van, tu deviens mécano, plombier, électricien et MacGyver à la fois , la coupe « mulet » en moins (même si tu aimerais bien 😆)
Et souvent… sans mode d’emploi, sans Wi-Fi, et avec le vent dans les cheveux (ou l’huile sur les doigts).
La première fois que j’ai dû démonter la pompe du groupe électrogène (entre autres…), j’ai compris une chose :
👉 la liberté, c’est bien… mais sans outils, c’est une illusion.
Sans compter que quand tu voyages, ton environnement devient ton atelier.
Ton établi ? Le cockpit.
Ton étau ? Tes genoux.
Et ton assistant ? Ta moitié, qui te demande « T’es sûr de ce que tu fais là ? » ou tes enfants qui te demandent « Papa ? c’est bientôt fini ? », alors que tu as à peine commencé…
Alors voilà ma « caisse à outils de survie » où j’y ai mis les 5 outils indispensables en voyage.
Le tout testé en mer, dans les cales, et parfois au milieu d’un lagon turquoise.
Rien de superflu : juste le minimum vital pour rester libre, autonome, et ne pas dépendre du voisin à chaque fuite.
Note à ma chère épouse : la Patafix n’en fait toujours pas partie. Même si, je l’avoue, elle a déjà sauvé plus d’une photo collée au mur, mais ça s’arrête là ! 🤪.
1. Le tournevis multifonction : ton meilleur pote
S’il ne fallait en garder qu’un, ce serait celui-ci.
Un bon tournevis à embouts interchangeables, solide, aimanté si possible.
C’est le genre d’outil qu’on sous-estime… jusqu’au jour où on n’en a plus !
👉 ASTUCE :
S’il n’est pas aimanté, colle simplement un petit aimant puissant sur la tige :
Ça fera le même effet !
Et bonus : tes vis arrêtent enfin de disparaître dans le fond du moteur (ou dans les abysses).
Avec ça, tu ouvres tout :
• trappes de cale,
• panneaux électriques,
• jouets d’enfants récalcitrants,
• et il te sert même à sortir la pièce de Lego tombée dans la glissière de la vitre, trop étroite pour tes gros doigts !
👉 Perso, j’ai toujours un ensemble compact dans un tiroir pas loin, facile à atteindre.
Il a survécu à la rouille (même s’il en a), à la pluie, à mes enfants… et à mes jurons.
Et honnêtement, quand tu vis sur un bateau, tu deviens philosophe avec un tournevis à la main.
Parce que chaque vis récalcitrante t’enseigne une leçon de patience… Ce qui devait prendre 20 secondes finit par prendre 1 heure… 😵
Malgré cela, chaque réussite, aussi petite soit-elle, te donne ce petit sentiment grisant :
« Bon sang, je suis capable de tout réparer… avant la nuit tombée ! »
2. La clé à molette (ou « clé universelle du nomade »)
En mer comme sur la route, chaque tuyau fuit le jour où tu n’as pas la bonne clé.
C’est une loi universelle.
La clé à molette, c’est la solution miracle : un outil qui s’adapte à tout.
Et pour être vraiment tranquille, mieux vaut en avoir deux :
• une de taille standard pour les petites réparations et les endroits exigus ;
• et une plus grosse, pour les écrous de l’enfer (ceux qui n’ont pas bougé depuis 2008).
Cela t’évite d’avoir un coffret de 32 clés plates qui pèsent 5 kilos et prennent la moitié d’un coffre.
👉 ASTUCE :
Choisis-en une de bonne qualité, avec une ouverture large et une poignée antidérapante.
Et graisse-la un peu si tu vis dans un environnement humide… sinon, elle rouille plus vite que ta patience un jour de panne.
Un exemple vaut mieux que milles mots :
Un jour, la pompe de cale se mettait à s’enclencher régulièrement, sans raison.
Pas de fuite visible, juste quelques gouttes par-ci par-là, mais rien d’alarmant à première vue… mais ce petit biiiip toutes les dix minutes commençait sérieusement à m’énerver… et à m’inquiéter !
Alors j’ai sorti la lampe frontale et je suis parti en mission, en suivant les traces d’eau à rebours, à la recherche du coupable.
Après un bon moment à explorer chaque tuyau, j’ai fini par tomber sur le responsable :
🧐 L’écrou de la douchette de la salle de bain, planqué tout au fond, dans un coin aussi étroit qu’un slip de bain !
Le genre d’endroit où tu dois te plier en quatre, un bras dans le vide et l’autre coincé entre deux cloisons, pour réussir à tourner un quart de tour.
Mais la clé à molette a fait son job : un petit resserrage bien senti, et la fuite s’est arrêtée net.
Depuis ce jour, elle a sa place d’honneur dans la caisse à outils… et je lui voue un respect sans faille (surtout quand la pompe de cale reste enfin silencieuse).
3. Le multimètre (pour comprendre avant de tout démonter)
Lui, c’est le cerveau du kit.
Le multimètre, c’est l’outil qui te permet de comprendre avant d’agir.
Parce que parfois, tu crois que “le frigo est mort”… alors que c’est juste un fusible.
Un multimètre est un appareil de mesure électrique qui permet de vérifier la tension (volts), le courant (ampères) et la résistance (ohms) d’un circuit.
Il sert à tester des piles, des câbles, des fusibles ou des appareils électriques, et à détecter une panne ou un mauvais contact.
En résumé, c’est l’outil indispensable pour comprendre ce qui se passe “dans les fils” !
Il te dit si le courant passe, si une batterie se vide, si un chargeur fonctionne, ou si ton panneau solaire te fait juste croire qu’il travaille.
En bateau, il devient vite ton meilleur allié.
Quand plus rien ne s’allume, que tout clignote ou que ton guindeau te fait un “clac” sans tourner, le multimètre te parle.
Et surtout, il t’évite de démonter la moitié du bateau pour rien (expérience vécue) !
👉 ASTUCES PRATIQUES :
Prends-en un numérique, compact et précis, avec fonction test de continuité (le petit “bip” magique qui te dit que tout va bien).
Ajoute aussi un jeu de piles de rechange : car devine quoi ? Il tombe toujours en panne le jour où tu en as besoin.
Et si tu veux aller plus loin, garde une petite fiche de correspondance de tension dans ta caisse (12V, 24V, 230V).
Parce qu’en voyage, entre un panneau solaire chinois, un chargeur américain et une batterie européenne, mieux vaut savoir ce qu’on mesure.
4. Le ruban adhésif miracle (duct tape, scotch américain, ou magie en rouleau)
S’il existait un outil pour sauver des vies, ce serait celui-là.
Le duct tape, c’est le sparadrap du voyageur.
Tu peux tout réparer :
• une voile déchirée,
• un tuyau percé,
• une chaussure explosée,
• un hublot fendu,
• une moustiquaire qui ne veut plus coller,
• ou une épouse qui parle trop 😉🫣🤫🤣
Et parfois même ton ego, après une réparation ratée.
Anecdote véridique :
Un jour, j’ai découvert une fuite sur le circuit d’eau douce, bien planquée tout au fond de la cale.
Un mince filet au début… qui s’est vite transformé en mini-geyser, juste au moment où on venait de remplir les réservoirs.
J’ai dû me faufiler entre les durites, lampe frontale sur le front, le corps tout contorsionné et le morale en baisse, pour trouver le coupable : un tuyau fissuré pile derrière une cloison.
Pas de raccord de rechange sous la main.
Alors devine quoi ?
👉 Duct tape, trois tours bien serrés, un collier de serrage, et fuite stoppée net !
Le tout m’a tenu jusqu’à la prochaine escale, et honnêtement, je crois que même MacGyver aurait applaudi.

Depuis, le duct tape a sa place d’honneur à bord, rangé à portée de main.
Enfin… quand il en reste encore ! J’ai fini mon dernier rouleau il y a peu, il figure désormais tout en haut de la liste des courses prioritaires.
Mais attention : tous les rubans ne se valent pas.
Les versions bon marché se décollent au soleil ou se désagrègent dans l’eau salée.
Choisis un vrai ruban toilé renforcé, résistant à la chaleur et à l’humidité.
Et garde-en un rouleau dans chaque sac : un à bord, un dans le van, un dans la trousse de secours (oui, vraiment).
5. Le couteau multifonction (ou “le symbole de l’autonomie”)
Tu sais, celui qu’on garde depuis des années. Le fameux couteau suisse !
Pour ma part, c’est un Victorinox que mes parents m’avaient offert, il y a quelques (oui…enfin… beaucoup) d’années ! Mais il est toujours là !
Ce couteau là, il a de la bouteille si je peux dire… Et il a déjà tout vu : les pique-niques, les galères, les réparations, les apéros.
Il ouvre les boîtes de conserve, coupe les bouts, dénude un fil, visse un cache ou tranche le saucisson à l’apéro.
C’est l’outil du quotidien, celui que tu utilises sans même t’en rendre compte.
Sur le bateau ou en rando, j’en ai toujours un à portée de main.
Il nous a sauvé plus souvent qu’on a dit « cette fois, c’est la dernière galère ! »
👉 ASTUCE D’UTILISATEUR :
Privilégie un modèle inoxydable et robuste.
Certains couteaux multifonctions intègrent des pinces, tournevis, limes et décapsuleurs.
Mais attention à ne pas tomber dans le piège du couteau “20 fonctions” dont aucune ne marche vraiment.
Le bon équilibre, c’est 4 à 6 fonctions utiles que tu utilises vraiment.
Et surtout : pense à l’aiguiser régulièrement, ce n’est pas un couteau à beurre !
6. (Bonus caché) Les consommables qui sauvent
Je triche un peu… mais impossible de ne pas les citer.
Parce qu’une caisse à outils sans vis, colliers de serrage, rilsans, joints et lubrifiant… c’est comme un mojito sans citron vert.
Voici ce que j’ai toujours à bord :
• une boîte de colliers de serrage de différentes tailles
• quelques rilsans solides
• du fil de fer pour les urgences
• un assortiment de petites vis inox
• Et une ou deux bonbonnes de WD40 !

Ces petits trucs ne pèsent rien, mais sauvent tout.
Et le jour où tu en as besoin, tu remercieras ton “toi-du-passé” d’avoir anticipé.
L’esprit derrière les outils
Ces cinq (bon, six) outils, c’est plus qu’une trousse de bricolage.
C’est un état d’esprit : celui de la débrouille, de la liberté, et de la confiance en soi.
Parce qu’à chaque problème que tu résous toi-même, tu gagnes en autonomie.
Et ça, aucun réparateur ne peut te le vendre.
Réparer soi-même, c’est aussi apprendre à mieux comprendre ce qui t’entoure.
C’est savoir comment ton bateau (ou ton van) fonctionne, anticiper les pannes, et transformer chaque galère en apprentissage.
Et surtout, c’est ce petit plaisir d’entendre ta moitié dire :
« Ah ben finalement, t’as réussi à le réparer ! T’es trop fort mon chéri !»
Et de répondre, modestement :
« Oui, juste un petit coup de tournevis… »
(Alors que t’y as passé trois heures, deux cafés et un juron par minute… mais… CHUT 🤫 !
Au final…
Tout ça dépend plus de toi que de tes outils…
Il y a ceux qui attendent que les choses s’arrangent.
Et ceux qui prennent une clé à molette et un peu de ruban adhésif.
Le voyage appartient à ceux qui ne se contentent pas de rêver la liberté,
mais qui la réparent et la bricolent, jour après jour, à coups de tournevis et de courage.
Et toi ?
Qu’as-tu mis dans ta caisse à outils ? En as-tu plus que moi ? Dis-le moi en commentaire !
A lire aussi :
👉 Le courage de changer de vie
👉 Van life ou bateau : comment choisir ?








Carrément utile ton article. J’ai adoré quand tu dis :
« La liberté, c’est bien… mais sans outils, c’est une illusion. »
Cette phrase claque parce qu’elle dit la vérité : l’aventure, c’est pas juste Instagram, c’est aussi savoir se débrouiller quand ça merde. Tu rends ça simple, humain, sans bullshit. On sent le vécu, l’humour et l’intelligence pratique. Merci pour ça, ça motive à partir mieux préparé 🙂
Merci pour ton commentaire Rémi. Et oui, tu as tout compris ! L’aventure, c’est surtout savoir se débrouiller, et c’est vraiment plus facile quand on a les bons outils 😉
Très bon article : en revanche , je n’ai pas compris ce qu’est un multimètre . Du coup , je vais revoir ma copie en terme de boite à outils pour mon fourgon .
Merci Bruno pour ton commentaire. Je viens de rajouter une rapide description du multimètre ! En espérant que cela t’aide à la compréhension.
Ces outils sont aussi mes indispensables 😉 je vais déjà renforcer ma caisse à outils pour être prête quand la panne arrivera avec d’autres outils intéressants que je n’ai peut-être pas pensé 🤔