7 raisons de voyager avant la retraite plutôt que d’attendre “plus tard”

Voyager avant la retraite pour voyager avec les enfants

Pourquoi attendre “plus tard” est rarement une bonne stratégie

Beaucoup de personnes rêvent de voyager. Elles en parlent souvent. Elles y pensent parfois très fort. Mais presque toujours, elles concluent par la même phrase :
« On fera ça plus tard, quand on sera à la retraite. »

Ici, il ne s’agit pas de quelques vacances prises entre deux obligations, mais de vrais voyages, vécus pleinement, sur plusieurs semaines ou plus, avec tout ce que cela implique au quotidien.

Attendre la retraite pour voyager est devenu une idée rassurante, presque logique. On se dit qu’on aura plus de temps, plus d’argent, moins d’obligations. Et tu sais quoi, c’est exactement ce qu’on se disait avant d’avoir le déclic (clique sur le lien pour en savoir plus 😉).

Pourtant, avec le recul et l’expérience du terrain, voyager avant la retraite, plutôt que de tout remettre à plus tard, apparaît souvent comme un choix bien plus réaliste que ce que l’on imagine.

Mieux vaut voyager avant la retraite quand la santé est là

Car le problème du “plus tard”, ce n’est pas qu’il n’arrive jamais.
C’est qu’il arrive différent de ce qu’on avait prévu : dans le corps, dans l’énergie, dans la manière de vivre le voyage, et parfois même dans la possibilité de le vivre pleinement.

C’est pour toutes ces raisons que ne pas attendre la retraite pour voyager mérite d’être envisagé autrement que comme un simple rêve remis à plus tard.

Voici 7 raisons concrètes qui expliquent pourquoi attendre n’est pas toujours la meilleure stratégie quand on souhaite vraiment partir voyager.


1 – Voyager est plus simple quand la santé est là

On parle rarement de la santé physique quand on évoque le voyage, et pourtant c’est sans doute l’un des éléments les plus déterminants. Voyager sollicite le corps bien plus qu’on ne l’imagine avant de partir, et pas seulement à travers l’effort visible.

Quel que soit le mode de voyage, le corps est mis à contribution.

En bateau comme en van, il y a toujours quelque chose à réparer, à entretenir, souvent dans des endroits peu accessibles. Naviguer, manœuvrer, gérer les amarres ou rester concentré pendant des heures demande une vraie disponibilité physique.

Même lorsqu’on voyage autrement, la santé reste centrale. Conduire longtemps, enchaîner les trajets, porter des bagages, prendre l’avion à répétition dans le cadre d’un tour du monde, supporter les décalages horaires, le manque de sommeil ou les changements de rythme… tout cela repose sur un corps qui fonctionne bien.

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Avec le temps, le corps change. La mobilité peut diminuer, certaines douleurs deviennent plus présentes et la récupération est plus lente. Ces évolutions rendent certains gestes plus difficiles, parfois plus contraignants, et transforment profondément l’expérience du voyage.

Il y a aussi un aspect dont on parle peu : le suivi médical. Voyager avec une maladie chronique, des traitements réguliers ou des rendez-vous médicaux fréquents complique fortement les choses. Trouver un médecin, accéder aux soins, gérer les prescriptions, s’adapter aux systèmes de santé locaux devient une charge supplémentaire, parfois lourde à porter au quotidien.

Attendre la retraite pour voyager, c’est donc prendre le risque que la santé ne permette plus de vivre le voyage tel qu’on l’imaginait, même si l’envie est toujours intacte. Et quand la santé devient une préoccupation constante, le voyage perd une partie de sa liberté, de sa légèreté et de ce qui le rend profondément vivant.


2 – Le quotidien du voyage demande plus d’énergie qu’on ne l’imagine

On idéalise souvent le voyage. On imagine les paysages, les rencontres, les moments forts. Mais on parle beaucoup moins de ce qui fait pourtant le cœur de la vie en voyage : le quotidien.

Voyager, ce n’est pas seulement changer de décor. C’est recréer chaque jour une organisation minimale, dans un environnement qui change souvent. Il faut marcher davantage, porter ses affaires, se repérer dans des lieux inconnus, gérer les déplacements, trouver de quoi manger, aller faire les courses à pied, parfois loin, parfois sous la chaleur.

Ce sont des gestes simples, mais répétés jour après jour. Monter et descendre des escaliers, porter des sacs, marcher longtemps, gérer la fatigue qui s’accumule sans toujours avoir la possibilité de “se poser vraiment”. Rien d’extrême, rien d’aventureux au sens spectaculaire… mais un effort constant.

Avec le temps et l’âge, cette charge quotidienne devient plus lourde à encaisser. Ce n’est pas une question de volonté, ni de motivation. C’est simplement que le corps et l’énergie sont sollicités en continu, sans les facilités du quotidien sédentaire.

C’est aussi pour cela que ne pas attendre la retraite pour voyager change profondément l’expérience. Quand l’énergie est là, ce quotidien reste fluide, presque naturel. Quand elle diminue, ce sont souvent ces gestes simples qui finissent par peser le plus sur le plaisir du voyage.


3 – Voyager demande une souplesse mentale que l’on perd parfois avec le temps

On parle beaucoup du corps quand on évoque le voyage. On parle moins de ce qu’il demande mentalement, et pourtant cette dimension est essentielle. Voyager, ce n’est pas seulement se déplacer physiquement, c’est accepter de perdre ses repères, ses habitudes, et une part de contrôle.

En voyage, tout n’est pas fluide. Les plans changent, les horaires sont approximatifs, les informations parfois contradictoires. Il faut composer avec l’imprévu, faire des choix rapides, renoncer à ce qui était prévu, accepter que tout ne soit pas optimisé. Ce n’est pas compliqué en soi, mais cela sollicite en permanence l’attention et la capacité d’adaptation.

Avec le temps, on s’ancre davantage dans un certain confort mental. On apprécie les routines et les repères stables. On devient parfois moins tolérant à l’inconfort, moins patient face aux imprévus et plus exigeant sur la qualité, le rythme et l’organisation.
Rien d’anormal là-dedans.
Mais le voyage, lui, ne s’adapte pas toujours à ces exigences et nécessite parfois qu’on tire le meilleur de chaque situation, même des pires !

Voyager plus tôt, c’est souvent voyager avec un mental plus souple. On accepte plus facilement de ne pas tout maîtriser, de faire autrement et de ralentir ou d’accélérer selon les circonstances. Quand on attend trop longtemps, ce ne sont pas forcément les grandes difficultés qui posent problème, mais l’accumulation de petites frictions mentales qui finissent par peser.

C’est aussi pour cela que ne pas attendre la retraite pour voyager change profondément l’expérience. Quand la tête suit, le voyage reste léger, même imparfait. Quand le mental résiste, chaque imprévu devient une contrainte et chaque ajustement une fatigue supplémentaire.


4 – Voyager en famille est une expérience à vivre au bon moment

On peut voyager à tout âge. Mais on ne voyage pas de la même manière à tous les moments de la vie. Lorsqu’on parle de voyage en famille, il existe une réalité simple, souvent peu dite : il y a une fenêtre pendant laquelle cette expérience est possible, et surtout, profondément riche.

Voyager avec des enfants, ce n’est pas seulement partager des lieux ou des paysages. C’est partager un quotidien, des découvertes, des imprévus, des émotions vécues ensemble. Ce sont des souvenirs communs qui se construisent dans la durée, et qui deviennent des repères forts pour toute la famille. Ce sont également des discussions qui n’auraient jamais eu lieu dans un quotidien classique et des apprentissages qui se font naturellement.

Beaucoup de parents se posent d’ailleurs la même question que nous avant de partir : est-ce vraiment plus difficile de changer de vie avec des enfants ?
C’est une interrogation légitime, que nous avons explorée plus en profondeur dans cet article, parce qu’elle revient systématiquement chez les familles qui rêvent de voyager sans oser franchir le pas.

enfants en voyage qui jouent dans l'eau

Il existe une fenêtre pour voyager en famille

Cette expérience-là ne se reporte pas indéfiniment. Quand les enfants sont très petits, le voyage peut être plus contraignant. Plus tard, à l’adolescence, d’autres besoins prennent le dessus : les amis, l’ancrage, les repères sociaux. Beaucoup de familles que l’on croise choisissent alors de rentrer, ou de ne pas partir, pour préserver cet équilibre. Ce n’est ni un échec, ni un renoncement. C’est simplement une autre étape de la vie.

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Attendre la retraite pour voyager, c’est souvent voyager autrement. À deux, plus lentement, plus longtemps parfois. C’est une expérience différente, tout aussi riche, mais qui n’a rien à voir avec le fait de partager cette aventure avec ses enfants. Quand ils sont grands, autonomes, parfois déjà loin, ce type d’expérience ne se recrée pas.

Voyager en famille, quand les enfants sont encore là, curieux, disponibles et prêts à suivre, permet de vivre quelque chose qui ne se rattrape pas plus tard. Ce ne sont pas seulement des souvenirs de voyage, mais une manière d’avoir grandi ensemble, d’avoir appris autrement, d’avoir partagé des moments forts hors du cadre habituel.

C’est aussi pour cela que ne pas attendre la retraite pour voyager prend une dimension particulière quand on est parent. Non pas par urgence, ni par peur de manquer quelque chose, mais parce que cette expérience familiale-là ne se reporte pas. Elle se vit quand elle se présente… ou elle se transforme en autre chose.


5 – L’argent : le seul vrai argument pour attendre… et le plus incertain

S’il y a une raison qui revient presque systématiquement quand on parle de voyager avant la retraite, c’est l’argent. C’est souvent le dernier argument qui tient, celui qui paraît rationnel, raisonnable, presque incontestable. On se dit qu’en attendant, on aura plus de sécurité, plus de stabilité, peut-être plus de moyens.

Et c’est vrai : l’argent compte. Voyager demande un minimum de ressources, et faire comme si ce n’était pas un sujet ne serait pas juste. Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que l’argent futur est tout sauf une certitude.

Les projets financiers reposent sur beaucoup d’hypothèses : une carrière qui se déroule sans accroc, une retraite conforme aux projections, une santé qui permet d’en profiter, des charges qui restent maîtrisées. Or, dans la réalité, peu de parcours suivent exactement le scénario prévu. Les règles changent, les réformes s’enchaînent, les situations personnelles évoluent.

Attendre la retraite pour voyager en misant sur une sécurité financière parfaite, c’est parfois attendre un alignement qui n’arrive jamais vraiment. Le niveau de revenus espéré n’est pas toujours au rendez-vous, ou arrive avec des contraintes nouvelles, un budget plus serré que prévu, ou une énergie différente pour en profiter.

À l’inverse, voyager plus tôt ne signifie pas partir sans réfléchir ni sans filet. Beaucoup de familles et de voyageurs choisissent de partir avec un cadre clair, un budget défini, parfois en ajustant leur mode de vie, leurs priorités, ou la durée du voyage. Ce n’est pas une fuite en avant, mais un arbitrage conscient entre sécurité absolue et qualité de vie.

Pour rendre ce projet concret, il est souvent utile de poser les chiffres noir sur blanc. Nous avons créé un calculateur de budget pour un voyage en famille qui permet d’estimer plus précisément le coût réel d’un départ, et d’éviter de repousser le projet par simple peur financière.

L’argent futur est une projection, pas une garantie

Pour beaucoup, cela passe par une autre manière de travailler, plus souple, plus compatible avec le voyage. Comprendre pourquoi le travail à distance en fait partie est essentiel : non pas comme une solution miracle, mais comme une possibilité parmi d’autres pour sécuriser un projet sans attendre la retraite.

C’est une question qui revient souvent : comment est-ce possible de gagner sa vie à distance ? Et surtout, comment s’y prendre concrètement, sans idéaliser cette réalité. Nous avons pris le temps d’explorer ce sujet en détail, parce qu’il fait partie des options qui permettent de voyager autrement, plus tôt, et de façon plus réaliste.

Il y a aussi une autre réalité souvent peu dite : plus on attend, plus le coût du confort augmente. Les exigences changent, les besoins évoluent, et ce qui semblait acceptable plus jeune devient parfois plus difficile à envisager. Le voyage peut alors coûter plus cher, non pas parce qu’il est plus long, mais parce qu’il doit s’adapter à des attentes différentes.

C’est pour cela que l’argent est un argument légitime… mais aussi le plus incertain. Non pas parce qu’il serait impossible de voyager à la retraite, mais parce qu’il repose sur des projections fragiles. Et parce qu’il peut devenir une raison confortable d’attendre, sans jamais offrir la garantie que le “bon moment financier” arrivera réellement.

Ne pas attendre la retraite pour voyager, ce n’est pas nier l’importance de l’argent. C’est reconnaître que le temps, l’énergie et les possibilités de vie ont aussi une valeur, et qu’elles ne se capitalisent pas de la même manière qu’un compte bancaire.


6 – Et si le vrai risque était de ne jamais partir ?

Avec le recul, une chose revient souvent chez les voyageurs : le regret n’est presque jamais d’être parti trop tôt, mais d’avoir trop attendu.

De notre côté, nous ne regrettons pas une seconde d’être partis quand nous l’avons fait. Même si, aujourd’hui, nous sentons que certaines limites commencent à apparaître (l’école, les copains, le besoin de stabilité), nous savons aussi que cette fenêtre-là n’est pas éternelle.

Et surtout, nous savons une chose : nous n’aurions pas voulu vivre cette aventure plus tard, avec un corps plus fatigué, moins d’élan, et une énergie différente. Pas parce que ce serait impossible, mais parce que ce ne serait plus la même expérience.

Attendre la retraite pour voyager, ce n’est pas forcément renoncer. Mais c’est accepter que le projet reste dépendant de conditions extérieures : une date, un cadre administratif, un niveau de revenus futur, une santé préservée. Autant de paramètres qui échappent en grande partie à notre contrôle.

Le vrai risque n’est donc pas de partir trop tôt, ni même de se tromper dans ses choix. Le vrai risque, c’est de remettre indéfiniment à plus tard, jusqu’au moment où partir devient plus compliqué, différent, ou simplement moins aligné avec ce que l’on avait imaginé.

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7 – Voyager avant la retraite change durablement la façon de vivre

On parle souvent du voyage comme d’une parenthèse. Un moment hors du temps, une respiration avant de “reprendre la vraie vie”. Pourtant, lorsque l’on part avant la retraite, le voyage n’est pas seulement une pause. Il devient un point de bascule.

Voyager plus tôt modifie profondément le rapport au temps. On réalise que le bon moment ne correspond pas toujours à l’âge de la retraite. Certaines décisions ne dépendent pas d’un cadre administratif, mais d’une situation réelle, d’une énergie présente, d’une envie alignée.

Ce type d’expérience change aussi la manière de travailler, de consommer, de prioriser. Beaucoup découvrent qu’ils ont besoin de moins pour vivre, ou qu’ils souhaitent organiser leur quotidien autrement. Le voyage ne résout pas tout, mais il éclaire différemment ce qui compte vraiment.

Partir avant la retraite permet aussi de revenir différemment. On ne revient pas seulement avec des souvenirs, mais avec une nouvelle lecture de sa propre vie. Certains ajustent leur rythme. D’autres modifient leur façon de travailler. D’autres encore redéfinissent leurs priorités familiales ou professionnelles.

Ce qui change durablement, ce n’est pas seulement l’itinéraire parcouru. C’est la manière d’envisager la suite.

Ne pas attendre la retraite pour voyager, ce n’est pas simplement avancer un projet sur le calendrier. C’est choisir de faire du voyage une étape de son parcours, et non une récompense prévue pour la fin. C’est l’intégrer dans sa vie tant que l’on peut encore en profiter pleinement, plutôt que de le réserver à un moment incertain.


L’année sabbatique : partir sans attendre la retraite

Tout le monde ne souhaite pas changer de vie définitivement. Et tout le monde ne peut pas non plus partir pour plusieurs années. Mais entre “attendre la retraite” et “tout quitter”, il existe des options intermédiaires.

L’année sabbatique en fait partie.

Prendre quelques mois, parfois un an, pour voyager autrement permet de tester un rythme, d’expérimenter la vie en mouvement, de vivre une aventure en famille sans pour autant couper tous les ponts. Ce n’est pas une rupture brutale, mais une parenthèse choisie. Une manière de partir tant que l’énergie, la santé et le moment sont alignés.

Pour beaucoup, l’année sabbatique représente un compromis rassurant : elle permet de voyager avant la retraite, sans attendre un âge officiel, et sans nécessairement bouleverser toute sa trajectoire professionnelle.

Attendre la retraite pour voyager suppose souvent un “tout ou rien”. L’année sabbatique, elle, permet un entre-deux. Elle offre une respiration, sans attendre un âge précis pour s’autoriser à partir.

Nous avons d’ailleurs détaillé dans cet article comment préparer une année sabbatique en famille, les questions à se poser, les aspects administratifs et financiers à anticiper, pour que ce projet reste réaliste et réfléchi.


Et maintenant ?

Si cet article résonne en toi, si cette question te traverse l’esprit depuis longtemps, ne la laisse pas repartir au fond d’un tiroir.

👉 Dis-nous en commentaire où tu en es aujourd’hui dans ta réflexion.
👉 Ou fais simplement un premier pas concret : télécharge gratuitement le guide Par où commencer quand on veut changer de vie en famille.
Nous y avons rassemblé les premières étapes essentielles, pensées pour passer de l’idée au projet sans se disperser.

Parce que le vrai luxe, ce n’est pas d’avoir du temps plus tard.
C’est de ne pas attendre toute une vie pour vivre.

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